top of page

Aux origines du magnétisme . Chapitre 1

  • Photo du rédacteur: Aria
    Aria
  • 2 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 déc. 2025

Des chamanes à la Mésopotamie

Depuis toujours, avant même les premières civilisations, l’être humain a cherché des façons de guérir, soulager, apaiser et comprendre la maladie.


Quel que soit le pays ou l’époque, on retrouve toujours cette conviction qu’au-delà du corps existe une force vitale, une énergie invisible qui anime, équilibre et relie le vivant.

Une idée déjà présente chez les chamanes, dans les textes mésopotamiens ou encore dans les premières pratiques de guérison.


Je débute donc cette première partie des origines du magnétisme par les pratiques chamaniques les plus anciennes, puis vers la Mésopotamie, là où sont apparus les premiers systèmes médicaux structurés.


C’est là que se dessinent les prémices de ce qu’on appelle aujourd’hui le soin énergétique.

 

Les pratiques chamaniques : les premières formes de soin

Bien avant l’écriture, les humains avaient déjà des pratiques de guérison.

Elles se transmettaient oralement, dans les clans, les tribus, les petites communautés.


On retrouve des traces de chamanisme partout : Sibérie, Asie, Mongolie, Amazonie, Afrique, Océanie. Ce n’est pas un système unique. Mais les points communs sont frappants.


  • Le chamane est un intermédiaire entre les humains et les forces invisibles.

  • Il utilise la transe, les chants, les tambours, la danse, parfois des plantes.

  • La maladie n’est pas seulement physique : elle peut venir d’un déséquilibre, d’une perte d’énergie, d’une intrusion, j’entends par là, une peur restée bloquée, un choc émotionnel non digéré… en fait, quelque chose qui est restée bloqué à l’intérieur de nous.

  • Le soin consiste alors à rétablir ce lien, ramener ce qui manque ou extraire ce qui nuit.

  • Le toucher, la respiration, la présence, l’intention jouent un rôle important.


Ces pratiques sont très anciennes. Elles font partie des premières façons qu’a eues l’humanité de “prendre soin”.


Elles montrent surtout une chose : dès le début, l’être humain a considéré que la guérison dépasse le corps visible.

 

 

Avec l’apparition des premières villes, des temples, de l’écriture, les pratiques de guérison changent de forme. Elles deviennent plus structurées, mais l’idée d’agir sur quelque chose de subtil reste très présente.


C’est en Mésopotamie, entre le *Tigre et l’Euphrate, qu’on retrouve les plus anciennes archives médicales connues. Elles datent d’environ 3000 à 500 avant notre ère. La Mésopotamie est un carrefour important dans l’histoire du soin. C’est là qu’on voit apparaître deux types de guérisseurs :

Asipu - prêtre guérisseur

L’ašipu (prêtre-guérisseur), spécialiste des rituels et des formules.

Il agit sur les causes invisibles : esprits, malédictions, influences extérieures.

Il utilise des incantations, fumigations, gestes rituels, amulettes.

Son rôle est de rétablir l’harmonie entre la personne et les forces qui l’entourent.

  

L’asû, un praticien plus “médical”. Plus proche du rôle de médecin, certains textes disent que c’est un médecin, d’autres qu’ils seraient plus proche d’un docteur en pharmacie… Il utilise des plantes, des onguents, des bandages, des bains.

 

A cette époque, l’ašipu et l’asû coexistent et dans la majorité des cas, ils travaillent ensemble.

 

Ce qui ressort des tablettes retrouvées, c’est que la guérison était toujours vue comme un mélange de corps, de forces invisibles, d'harmonie intérieure et de relation aux dieux.


C’est exactement ce qui, aujourd’hui encore, constitue le fondement des pratiques énergétiques.

Des éléments importants de cette mémoire ont été retrouvés :

·       Des rituels pour soulager des douleurs, apaiser les esprits, “détacher” ce qui perturbe,

·       Des gestes proches de l’imposition des mains

·       Des explications qui parlent d’équilibre, d’influence, de souffle,

·      Et l’idée que la maladie correspond à une rupture dans l’ordre naturel et que le soin vise à réparer cette rupture.


Lien avec le magnétisme moderne

On ne parle pas encore de magnétisme à ce moment-là car ce mot n’existe pas.

Mais l’intuition, elle, est déjà là.

 

Dans les pratiques chamaniques comme dans les rituels mésopotamiens, on retrouve la notion d’énergie vitale, l’idée d’un lien invisible entre le guérisseur et la personne, le rôle du toucher, du souffle, la conviction qu’on peut agir autrement que par la matière.

 

Ce sont les racines lointaines de ce qui sera appelé bien plus tard le "magnétisme".


Dans le prochain article, je continuerai l'histoire en allant du côté de l’Égypte, de l’Inde et de la Chine, là où l’énergie n’était pas une idée abstraite, mais un véritable principe de vie.

 


* Le Tigre et l’Euphrate sont deux grands fleuves du Moyen-Orient. Ils traversent aujourd’hui surtout l’Irak (et en partie la Turquie et la Syrie). C’est dans cette région qu’on situe l’ancienne Mésopotamie, considérée comme l’un des berceaux des premières grandes civilisations.


Références utilisées pour cet article :

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
bottom of page