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A nos âmes fidèles

  • Photo du rédacteur: Aria
    Aria
  • 19 sept. 2025
  • 14 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 févr.

un chaton tigré roux et un chaton tigré gris assis
Téquila & Louis - bébés de Taïga

Aujourd’hui je vous partage un chemin, un parcours fait de rencontres, de liens, de pertes aussi… et de prises de conscience qui, petit à petit, m’ont ramenée à l’essentiel.


Ces fragments de vie sont aussi une manière de me présenter à vous. De vous dire qui je suis et de montrer que mon engagement pour le bien-être des animaux ne relève pas d’une idée soudaine, mais d’années d’écoute, de rencontres et de choix profonds.


Et surtout, un amour immense pour ceux qui partagent nos vies sans faire de bruit : nos âmes fidèles


D’aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu des pattes, des plumes, des museaux et des regards silencieux autour de moi.


J’ai grandi dans une maison où l’on vivait au milieu des animaux : chiens, chats, poules, oies, canards, lapins, moutons… Le vivant, sous toutes ses formes, m’accompagnait. Il y avait Sami, petit ratier noir et blanc, Brigand, magnifique Matin de Naples, Birba, sa sœur, Mimi le chat, Nina la brebis, Black le Berger allemand, Pipiou le merle. Et puis mes oies, mes lapins, mes poulettes, mes moutons, mes souris… et mes têtards dans un bocal, que je contemplais comme on regarde un secret se transformer.


Je m’appelle Rose.

Si j’écris aujourd’hui, c’est pour raconter quelques épisodes de ce lien indéfectible avec ceux qu’on appelle “les animaux”, mais qui, pour moi, sont des présences, des guides, des compagnons, des amis. Parfois drôles, parfois exigeants, mais toujours justes.


Dandy
Dandy



Dandy

Quand je suis partie vivre ma vie de femme, la toute première âme animale qui m’a rejointe s’appelait Dandy.


Un Cocker Spaniel à la mine boudeuse, un peu grognon, mais débordant de tendresse sous sa fourrure râleuse. 










Avril

Quelques années plus tard, sur un parking, on trouva un minuscule chaton non sevré. On me l’apporta. Le vétérinaire ne se faisait guère d’illusions sur sa survie. Moi, je n’en doutais pas. Je l’ai nourri à la pipette, veillé jour et nuit.


Je l’ai appelé Avril, comme le mois de sa naissance.

Une petite boule de poils douce, discrète, qui marchait dans mes pas. Il me suivait partout, comme s’il craignait de disparaître dès qu’il ne me voyait plus.


Un matin, j’accompagnais mon fils à l’école à pied. Sans que je m’en rende compte, Avril s’est faufilé derrière nous.

Au retour, je l’ai vu, étendu au bord de la route. Il venait d’être percuté.


Le monde s’est rétréci d’un coup.

Pour certains, ce n’était “qu’un chaton”. Pour moi, c’était déjà un deuil.




Sydney
Sydney




Sydney

Quelques mois plus tard, en octobre, une jeune chatte tricolore abandonnée elle aussi est arrivée dans notre vie. Sydney.


Elle a trouvé sa place près de Dandy, près de nous. Ils nous ont suivi de la Normandie à l’Hérault.









Eïka
Eïka

Eika

Un matin de septembre, j’emmenais mon fils aîné à l’école. La route longeait les vignes. L’air avait déjà ce goût de fin d’été.


En contrebas, au milieu des rangées, se tenait un grand chien. Immobile, droit, fier. Il me regardait. Son regard s’est accroché au mien avec une intensité troublante.

Un peu effrayée, j’ai baissé les yeux et poursuivi mon chemin.


Quelques mètres plus loin, j’ai senti une présence derrière moi. En me retournant, je l’ai vu qui me suivait. Je l’ai ignoré, pensant qu’il finirait par rebrousser chemin. Il m’a accompagnée jusqu’aux portes de l’école.

À ma sortie, la directrice m’a interpellée, persuadée qu’il était à moi : "Madame, les chiens doivent être tenus en laisse, on ne peut pas les laisser entrer dans l’enceinte de l’école".

Je répondit que ce chien n’était pas le mien. Pourtant, à la grille, il m’attendait, assis, parfaitement calme.


C’était une chienne. Nous nous sommes regardées. J’ai simplement dit : "Allez, viens".

Elle m’a suivie jusqu’à la maison.


Je ne l’ai pas fait entrer tout de suite. Dandy aboyait derrière le portail. La maison se trouvait à l’orée des vignes, entourée d’un grillage. Elle a trouvé la faille, s’est glissée à l’intérieur. Elle paraissait perdue, surtout affamée. Je lui ai donné à manger. Elle est restée.

Très vite, elle et Dandy sont devenus inséparables. Elle était douce, posée, tranquille.

Une présence apaisante.


Au bout de quelques semaines, alors que je m’asseyais près d’elle, en caressant sa cuisse, mes doigts en soulevant ses poils laissa apparaitre un tatouage. Elle était identifiée. Elle appartenait à un éleveur.

Au téléphone, il m’expliqua qu’elle s’était échappée, qu’elle n’était “qu’une reproductrice”. Quand il est venu la reprendre, j’ai eu le cœur brisé. J'aurais voulu qu'elle reste, il a refusé me promettant un chiot de sa prochaine portée...

Elle s’appelait Eika.



Laïka et Dandy
Laïka et Dandy




Laïka

Quelques mois plus tard, le téléphone a sonné. Le chiot promis était né.


Je suis allée la chercher. Elle se trouvait seule au fond d'une cage, cette jolie Beauceronne. En souvenir de sa mère, je l’ai appelée Laïka.

Dandy formaient un duo tranquille.













Berlioz et Marie
Berlioz et Marie

Sydney, Berlioz, Toulouse et Marie

Sydney, encore jeune et moi pas assez vigilante…

Elle nous offrit une portée de chatons : trois petites boules de poils que nous avons baptisées Toulouse, Marie et Berlioz, en clin d’œil aux Aristochats.


C’est entourée de cette petite famille que nous avons quitté le Sud pour revenir en Normandie.


Berlioz, magnifique angora, m’était particulièrement attaché. Comme Avril avant lui, il ne me quittait jamais. Et puis, lui aussi, un jour, est parti.


Les années ont passé et Dandy puis Laïka à leur tour ont quitté notre vie. Chaque départ creusait un peu plus cet espace silencieux que la mémoire habite.





Vénus
Vénus



Vénus

En 2001, une dalmatienne a fait irruption dans notre existence : Vénus.


Une chienne vive, joueuse, câline, toujours prête pour une sortie, une partie, un câlin.


À une exception près : le facteur, pour lequel elle se montrait d’un sérieux professionnel implacable!










Mimi
Mimi


Mimi

L’été 2000, un tout jeune chat gris et blanc s’est présenté lors d’un barbecue, attiré par l’odeur des sardines grillées.


Il a très vite décidé que nous étions “sa” famille.











Mickey
Mickey



Minnie et Mickey

Deux colombes, pour le plus grand bonheur des enfants… et le mien.


Nous les avons appelées Minnie et Mickey.


Elles vivaient en quasi-liberté dans la maison, se posant sur les dossiers de chaise, survolant le salon comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.


Elles ont vécu par la suite dans une grande volière.





Blanche, Vanille, Peach, Noisette, Zelda et Neige

En 2007, deux petites souris croisent ma route. L’une d’elles est gestante. Quelques jours plus tard, une ribambelle de minuscules vies apparaît : Blanche, Vanille, Peach, Noisette, Zelda et Neige.


Je ne pensais pas que l’on pouvait s’attacher autant à des souris. Elles étaient douces, curieuses, jamais agressives. Je leur avais aménagé un univers miniature : tunnels, roues, abris. Je pouvais rester longtemps à les regarder vivre.

Je les laissais souvent en liberté dans une pièce entière. Elles ont partagé notre quotidien pendant deux belles années.

 


Gaïa et Galyce
Gaïa et Galyce

Gaïa et Galyce

En 2011, deux sœurs sont entrées dans ma vie : Gaïa et Galyce.

Deux minettes fines, délicates, inséparables. Elles sont devenues mes deux douceurs. Les gardiennes de mes nuits, comme j'aime les nommer.


Gaïa, mes petits gants, nous a quitté le 06 octobre 2024





Volt
Volt


Berlioz II
Berlioz II

Berlioz et Volt

En août 2012, deux chatons roux, frères de portée, sont arrivés : Berlioz et Volt.


Volt, le baroudeur, l'explorateur et Berlioz, le discret, l'observateur. Tous deux ont disparus trop vite ...





Piou le jour de la rencontre
Piou le jour de la rencontre


Piou en vacances dans le Luberon
Piou en vacances dans le Luberon


Piou

Juillet 2014. Il fait chaud. Les portes et les fenêtres sont ouvertes. Je suis devant mon ordinateur, mes quatre chats paressent sur la terrasse.








Soudain, un piaillement insolite se fait entendre. Les chats se lèvent ils sont aux aguets. Je les suis et m’attends à découvrir un oisillon. Quoi que le son qu'il émet n’y ressemble pas tout à fait.

Et là, dans un coin, je découvre un poussin! Il avait échappé de peu aux griffes et aux crocs de mes félins.


Piou et Gaïa
Piou et Gaïa

Je le prends dans mes mains, le dépose dans une cage à chat tapissée d’herbe fraîche. Son cou est déplumé, comme si quelqu’un avait arraché une touffe de duvet.


Et voilà Piou qui entre dans notre vie.

C’est une “Cou nu du Forez”, une race de poule sans plumes au cou. Elle impose rapidement le respect aux chats.

Le jour, elle arpente le jardin. Le soir, elle regagne sa cage dans la cuisine. Hé oui !.. J’aimais ce rituel : elle se posait, poussait quelques “piou-piou” et s’endormait ainsi.


Elle était drôle, entêtée, voleuse de miettes et de toute nourriture. Quand je l’appelais, elle accourait, ailes déployées, comme une petite fusée.




Un mois après nous partions en vacances dans le Luberon. Nos grands garçons restaient pour garder la maison et les chats. Pour Piou, c’est impossible. Je décide de l’emmener.


Elle voyage dans sa cage, à mes pieds. Sur les aires d’autoroute, je sors la cage pour qu’elle profite de l’air. Les gens, persuadés qu’il s’agit d’un chat, éclatent de rire en découvrant une poulette. Nous rions avec eux.


Là-bas, elle passe trois semaines à picorer des sauterelles, à se prélasser sur l’accoudoir du canapé, à voler des rondelles de saucisson, à somnoler au bord de la piscine. Elle tente même un plongeon, heureusement interrompu à temps.


De retour, nous décidons de lui offrir un vrai poulailler. Quelque temps après elle tombe malade, elle s'ennuie.. Habitant en ville à cet époque et un jardin d'a peine 100 m², à contre-cœur, nous la laissons partir rejoindre un petit groupe chez une amie qui en possède déjà. J’avais régulièrement de ses nouvelles. Elle a vécu heureuse et excellente pondeuse.

Ma petite Piou restera surtout pour moi, une chipie inoubliable.



Isak
Isak

Isak

Décembre 2013. Isak arrive. Croisé Beauceron et Berger, plein de fougue.

Nous le surnommons “l’électron libre”. Intelligent, têtu, joueur, malicieux, heureux de vivre. Cette petite âme abandonnée dès sa naissance à l'orée d'un bois dans un carton... Comment ne pas aimer et honorer la vie.


Aujourd'hui du haut de ses 12 ans, malgré l'arthrose qui s'installe, il ne perd pas sa joie de vivre contagieuse.







Tequila, Malibu, Louis et Roméo
Tequila, Malibu, Louis et Roméo


Taïga
Taïga

Taïga, Tequila, Malibu,

Louis, Roméo


Septembre 2014. Devant le portail, Berlioz fixe un buisson. Je m’approche. Une nouvelle âme s’y cache, terrorisée et affamée.


Peu à peu, nous parvenons à la rassurer. C’est une chatte. Ma fille s’y attache aussitôt et me supplie de la garder. Elle n’est ni pucée ni tatouée. Et, surtout, elle n’est pas stérilisée. Elle est déjà pleine.

Trois semaines plus tard, naissent Téquila, Malibu, Louis et Roméo.

Roméo et Malibu rejoignent d’autres familles. Louis et Téquila restent près de nous.


Nous faisons stériliser la mère, que nous avons appelée Taïga. Une complication survient. Elle meurt peu après le sevrage de ses petits. Les causes restent floues. La peine, elle, ne l’est pas.


À chaque disparition, c’est le même vide, la même chute silencieuse dans la poitrine.



Léo
Léo

Léo

Depuis Eika, les Bergers de Beauce occupent une place particulière dans mon cœur.

Pourtant j'aurais pu en avoir peur. Vers onze ans, un mercredi après-midi, j’attendais ma meilleure amie devant chez elle. Nous devions aller à la piscine. Le portillon, d’ordinaire fermé, était entrouvert. La famille possédait deux beaucerons qui ne me connaissaient pas.


La chienne a surgi, s’est élancée vers moi. J’ai pris peur, je me suis mise à courir. Elle m’a rattrapée et m’a saisi le mollet. Son maître est intervenu aussitôt. J’ai terminé l’après-midi aux urgences.


Curieusement, cela ne m’a pas empêchée d’aimer cette race.Parfois, je me demande s’il n’existe pas un lien mystérieux entre cette chienne-là et Eika…


Avril 2015. Léo-Génial du Royaume d’Elsa entre dans ma vie.

Un Beauceron au regard profond, boudeur, intelligent, joyeux, un peu brusque parfois, mais si bienveillant. Il deviendra mon ombre, mon Roi Léo.




Doug
Doug

Doug

En mars 2016, par la même association qui m’a confié Isak, nous agrandissons notre famille en adoptant Doug, un an et demi, croisé Labrador, retiré de chez ses bourreaux.


Chaque adoption, chaque départ me façonne un peu plus. Ces êtres me rendent au centuples l'attention que je leur apporte. L'amour sans condition.

 








En 2016, après ma certification et ma formation en dressage canin, j’ai créé « Mille et une Truffes » et deviens officiellement une PetsNanny.


Ce fût une évidence de passer de la passion à la vocation. Pouvoir offrir une présence, des soins, de l'affection aux animaux pendant l’absence de leurs gardiens.

On m’a confié toutes sortes de d'animaux, y compris ceux dont personne ne voulait.


Quand on sait que les animaux, perçoivent par des signaux chimiques, comportementaux et physiques, nos émotions, nos intentions, pas étonnant qu'ils aient parfois certaines réactions

 


Milady
Milady

Marley et Milady & le Château du Marais d'Angela

Au cours de mes formations, j’ai découvert deux races singulières : le Petit Brabançon et le Griffon Bruxellois. Deux petites races au museau si particulier, malheureusement en voie de disparition.


Marley
Marley

Je suis, une fois encore, tombée en amour. Dans la continuité de mon projet, j'avais trouvé là, la race de chien à laquelle je souhaitais consacrer ce projet.

Marley et Milady sont alors entrés dans notre foyer pour devenir les géniteurs de cette lignée.




Mon affixe fut déposé : « Le Château du Marais d’Angela ». Angela, en hommage à ma mère.


Puis la vie m’a emmenée ailleurs. Des épreuves se sont imposées, il a fallu choisir. J’ai dû renoncer à Mille et une Truffes et à ce projet d’élevage.

Marley et Milady ont été stérilisés.



Maya
Maya





Maya

Notre famille s’est encore agrandie avec Maya, Cocker Spaniel.

Son nom d’élevage ? “Madame Rose”.

Hé oui !


Peu de temps après son arrivée, un nouveau coup dur a frappé notre vie. Et eux étaient là, comme des piliers silencieux. Ils nous aidaient à tenir, à avancer, à ne pas céder.







Rousse
Rousse
Bertha
Bertha
Blanche
Blanche

Grise, Blanche,  Rousse et Bertha

Notre aventure animalière a pris un nouveau visage avec les poules : Grise, Blanche et Rousse.

On ignore souvent à quel point les poules sont intelligentes, comme elles se familiarisent avec l’être humain. Un lien fort s’est tissé, aussi fort que celui qui m’unit à mes compagnons à poils.

Rousse a été attaquée et nous a quittés trop tôt. Grise et Blanche sont restées toutes les deux, un duo inséparable.

Quelques années plus tard, Blanche est tombée malade. Elle est morte dans mes bras. Grise se trouvait tout près, comme si elle veillait.

Au moment où Blanche pousse son dernier soupir, Grise descend de son perchoir et pousse un cri. Un cri que je n’oublierai jamais. C’était la première fois que je percevais si clairement la tristesse d’une poule.

Les poules sont grégaires. Je ne pouvais pas laisser Grise seule. Ainsi Bertha est entrée dans notre vie.

Ces expériences m’ont appris que le lien avec un animal ne dépend ni de la taille ni de l’espèce. Lorsqu’on ouvre son cœur, lorsqu’on prend le temps, lorsqu’on respecte vraiment l’autre, quelque chose de profond se tisse.


Le départ pour le Gard


En 2023, nous quittons la Normandie pour le Gard, avec tout notre petit monde.

Deux camions, un fourgon, nos meubles… et nos animaux, évidemment. Grise et

Bertha voyagent dans une cage à chat remplie de paille. Incroyable : elles pondent pendant le trajet.


Là-bas, elles vivent au milieu des chiens et des chats, dans une harmonie presque parfaite. Grise adore se faufiler dans la maison pour réclamer un morceau de fromage ou une friandise. Elle s’échappe du poulailler en s’envolant par-dessus le grillage. Je la laisse faire. Elle me fait rire.


Effrontée, curieuse, intelligente, attachiante, elle n’a peur de rien : ni des chiens, ni des chats, ni de quiconque. Bertha, plus discrète, la suit de près, un peu en retrait.




Grise
Grise


Puis cette nuit tragique du 9 mars 2025.

Un animal vient attaquer le poulailler. Grise et Bertha n’y survivent pas.


Le matin, il ne reste que le silence.


















Gaby
Gaby

June et Gaby

Juin 2024.

Rendez-vous chez le vétérinaire pour Isak.

Ce jour-là, un chaton non sevré venait d'y être déposé.

250 grammes entre dans notre vie. June


June
June

Le même jour, Gaby une petite panthère noire née le 3 mars que nous avions adopté à peine un mois plus tôt, nous rejoint.





Le 6 octobre, Gaïa nous quitte. En novembre, nous apprenons que Léo est atteint d’un cancer. Il s’éteint entouré des siens, le 27 juillet 2025.Ce jour-là, j’ai perdu mon ombre. Mon Roi.


Chaque départ est une déchirure. Pourtant, je ne pourrais vivre sans eux. Mille fois, je recommencerais.



Jade et Tao
Jade et Tao



Jade et Tao

Août 2025. Retour de véto, avec Isak encore..

Petite halte chez un producteur de légumes.


J’y entends une conversation : deux chatons de quelques jours, sans mère, fragiles, risquent de ne pas survivre. Personne ne peut les prendre. L'assos ne répond pas..


Jade et Tao entrent ainsi dans notre vie.






On y voit souvent ce que l’on a envie d’y voir. Mais lorsque l’on regarde sans attente, lorsque l’on ouvre ses sens et que l’on se rend disponible, le monde subtil trouve parfois un chemin pour se raconter.




Aura
Aura

Aura

Samedi matin du 6 décembre 2025. Il est environ 6 h 45. Je suis seule dans l’arrière-cuisine du restaurant où doit se dérouler la cérémonie de mariage de mon fils.


En entrant, mon regard se pose sur un petit tableau d’enfant.

Un seul mot y est écrit : «âme».

Quel joli mot. Je souris et le prends en photo.

La journée se passe et nous voilà le lendemain sur le chemin du retour.

Et ce mot toujours papillonnant dans mon esprit.


Une petite voix me dit de consulter le site de l’éleveur. Le même éleveur, d’ailleurs, chez qui j’avais adopté Léo dix ans plus tôt. Celui-là même où j’avais découvert l’annonce de la future saillie. En parcourant la page, je découvre que les chiots sont nés le 6 décembre.

Quelle coïncidence troublante.


Le lundi suivant, je cherche son prénom. C'est l'année des A.

Ah... spiritualité quand tu nous tient ! Je pense à Âme, puis le mot Aura se se présente.


Fin de journée de ce lundi, par curiosité, je cherche l’étymologie du mot Aura. Cela vient du Grec ancien et signifie souffle, air.

Aria, Aura. Deux langues, deux origines, une même essence, un seul élément...


Elle portera le nom d'Aura et elle inventera sa propre façon de marcher à mes côtés.



Whisky
Whisky

Wisky

Samedi 20 décembre 2025 - 10h30

Je roule en direction du centre ville. A cinquante mètres de ma clinique vétérinaire habituelle, la circulation est brusquement ralentie par la gendarmerie.


Un chien errait sur le bas-côté, visiblement affolé. Les gendarmes tentaient de l’attraper, maladroitement, en essayant de lui passer une corde autour du cou.


Le chien se débat, paniquant davantage. Puis, dans un mouvement brusque, s'échappe de nouveau.


Nous observons la scène en pensant que les gendarmes allaient repartir à sa poursuite. Mais ils sont remontés dans leur véhicule… et sont partis. La circulation a repris comme si de rien n’était.


Whisky
Whisky

Je suis restée là, stupéfaite. Ce chien était désormais seul, désorienté, au bord d’une route départementale. Je l’ai vu faire demi-tour, revenir dans ma direction.

J’ai alors arrêté ma voiture. Je suis descendue, ai fait signe aux autres conducteurs de s’arrêter à leur tour. Je me suis approchée lentement, sans geste brusque mais je il avait si peur. Je n'ai tenté.


À ce moment-là, un homme s’est arrêté à son tour, me demandant si j’avais besoin d’aide. J’ai répondu oui, sans hésiter.

Il est descendu, la circulation était à l’arrêt de nouveau. L’homme a fini par l’attraper par la queue. Le geste n’était pas élégant, ni agréable, mais nécessaire. Il fallait le sécuriser, pour lui comme pour les autres.

J’ai décroché la hanse de mon sac et lui ai improvisé un collier et une laisse de fortune. Le chien s’est laissé faire, il était épuisé.

J'ai remercié l'homme et me suis rendue avec le chien à la clinique vétérinaire.


Il était pucé, mais mauvaises coordonnées. La clinique le prend en charge et me dit que lundi il ira à la fourrière si on ne trouve pas ses maîtres... J'ai beaucoup de peine pour lui mais je me dis qu'au moins il ne risque plus sa vie sur la route et qu'il se nourrit et au chaud.


Une fois rentrée, je me suis mise à chercher sur tous les sites existants d'animaux disparus/trouvés. Et j’ai fini par tomber sur une annonce, je le reconnais sur la photo. Je prends contact en leur indiquant ou il se trouvait.


La clinique étant fermé le samedi après-midi, mais ayant le mail de contact et le numéro de portable du vétérinaire de garde, je les informe aussi que le petit chien avait probablement retrouvé ses maîtres.






Samedi 20 décembre 2025 à 14h30, Whisky, 16 ans, retrouve sa famille..










Des rencontres inattendues comme celles-ci, j’en ai vécues tout au long de ma vie.

Des animaux qui semblaient trouver leur chemin jusqu’à moi.


Ces récits ne sont pas seulement des souvenirs, ils donnent un sens à ce qui m’anime aujourd’hui.


Cette évidence de cœur et de chemin.


Revenir vers eux, leur consacrer mon énergie, ma sensibilité, ma créativité aussi. Comme si tout ce que j’avais traversé, appris, expérimenté jusqu’ici m’avait simplement préparé à les accompagner autrement et toujours avec respect et amour…


Et avec cette prise de conscience : que bien souvent, ce sont eux qui nous soignent et nous apprennent bien plus que nous l'imaginons.


Nous sommes leurs maîtres et eux nos enseignants.


A chaque soin, je leur offre un respect profond, à chaque collier, j’y dépose une intention. Toute mon énergie est dirigée pour vous, pour ce lien unique qui vous unit.





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